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11

sept.

2011

Le président rwandais est à Paris pour sceller la réconciliation entre les deux pays !Tanguy Berthemet

Alain Juppé a déjà pris sa décision concernant l'après-visite!

 

  Source: Le Figaro


Samedi, le président rwandais, Paul Kagame, pose le pied en France. Les débuts d'une visite officielle - la première depuis le génocide de 1994 - qu'il n'est, pour une fois, pas exagéré d'appeler à haut risque. Le point d'orgue devrait être lundi le déjeuner à l'Élysée entre Nicolas Sarkozy et son homologue, un repas censé sceller la réconciliation entre les deux pays. «L'ampleur du contentieux est tel, les enjeux idéologiques sont si forts qu'ils ne seront pas surmontés sur une simple visite», estime André Guichaoua, professeur à Paris-I.

Entre Paris et Kigali, les tensions passionnées sont extrêmes et intactes depuis dix-sept ans et la fin des massacres qui ont entraîné la mort de 800.000 Tutsis et opposants hutus.

 

Au cœur de la discorde, l'appui apporté dans les années 1990 par les Français au régime de Juvénal Habyarimana lors de la guerre qui l'opposait aux rebelles du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame et l'opération «Turquoise». En juin 1994, en plein génocide, des militaires français furent déployés au Rwanda. Paris a toujours affirmé que cette expédition était à visée humanitaire. Mais pour le FPR «Turquoise» n'avait pour but que de «protéger les tueurs». Rapidement, le nouveau pouvoir rwandais accuse la France d'être «complice du génocide» et l'armée française d'avoir pris part directement aux assassinats.


Réactions d'hostilité


La sortie en 1998, du rapport d'une commission parlementaire française, présidée par Paul Quilès, qui assure que Paris n'est «nullement impliqué» dans le génocide, mais retient une certaine responsabilité, due à «une erreur globale de stratégie » et à des «dysfonctionnements institutionnels», ne changera rien. Pas plus que les interventions de la justice ; au contraire.


En 2006, le juge français Jean-Louis Bruguière, au terme d'une enquête pour le moins curieuse, soupçonne le FPR d'être à l'origine du meurtre de Juvénal Habyarimana, crime considéré comme le déclencheur du génocide, et signe neuf mandats d'arrêt contre des proches de Paul Kagame. Le Rwanda rompt alors ses relations diplomatiques avec la France et charge à son tour des personnalités rwandaises de mener des investigations. Cela donnera le rapport Mucyo. Publié en 2008, qui conclut à une implication française dans les crimes de masses en citant nommément vingt militaires et treize personnalités, notamment Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères en 1994. La rupture est totale.

 

Dans cette aggravation régulière des accusations réciproques, le seul changement majeur est l'élection de Nicolas Sarkozy. Ce dernier a en effet fait de la pacification des relations avec le Rwanda l'une des priorités de sa diplomatie africaine. Il faudra deux ans. Fin 2009, les relations diplomatiques sont rétablies. Trois mois plus tard, Nicolas Sarkozy se rend à Kigali, où il reconnaît, de «graves erreurs» et «une forme d'aveuglement» de la France lors du génocide. Mais sans prononcer d'excuses.

 

C'est dans ce contexte lourd que Paul Kagame rend la politesse à son homologue français. «Rien n'est vraiment soldé et tout peut donc déraper», concède un diplomate. Les propos acrimonieux échangés ces derniers mois entre Alain Juppé et Paul Kagame le démontrent assez. Mais le ministre des Affaires étrangères français, très opportunément en voyage en Asie les prochains jours, n'aura pas à rencontrer le président rwandais. Contre tous les usages diplomatiques. Dans une autre entorse symbolique au protocole, le chef de l'État rwandais ne se rendra pas au Sénat. Gérard Larcher a refusé de le recevoir arguant d'un «manque de temps». Et toutes les réactions n'ont pas été aussi feutrées. Bien des officiers enragent, plus ou moins discrètement. Le socialiste Paul Quilès voit comme une «ignominie» dans la visite rwandaise tant que le rapport Mucyo n'a pas été retiré.


Malgré tout, le rapprochement entre les deux vieux ennemis n'a rien de très étonnant. Mais plus que de la volonté de pardon affiché, il fait montre d'intérêts bien compris, d'une simple realpolitik. Paris ne peut en effet supporter plus longtemps des accusations de génocide qui entachent durement son image, particulièrement auprès des Africains de l'Est. Quant au régime rwandais, en froid avec ses soutiens traditionnels anglo-saxons, il lui est de plus en plus difficile d'ignorer la France et son influence au sein de l'Union africaine et surtout de l'Union européenne

 

L'image écornée du régime rwandais


Une arrivée à Kigali étonne toujours. Les rues proprettes de la capitale rwandaise, les bétons nets et la circulation fluide dénotent dans la région. Tout comme le relatif silence des rues, l'impression de discipline un peu contrainte et l'omniprésence des forces de l'ordre. La capitale rwandaise résume en fait assez bien le Rwanda et son tout-puissant président, Paul Kagame.

 

Le très grand et très distant chef d'État s'est d'ailleurs longtemps caché derrière une réputation sans nuance. À ceux qui accusaient son régime de dérives autocratiques, brandissant les analyses des ONG de protection des droits de l'homme, il opposait les rapports d'experts et d'organismes internationaux qui louaient sa gestion et sa lutte contre la corruption. Et longtemps l'argument a convaincu. Il est vrai que les prouesses économiques de ce petit pays enclavé, qui était ruiné il y a peu, pouvaient forcer le respect - tout comme son administration précise et méticuleuse. On comprenait aussi la main de fer utilisé par un gouvernement contraint de gérer un État aux lendemains d'un génocide qui a fait 800.000 morts et créé des haines inimaginables. On excusait le jeune Kagame, âgé de 36 ans à peine quand, en 1994, il a pris de facto les rênes de pays. Mais dix-sept ans plus tard, l'image s'est largement craquelée et le président rwandais voit s'accumuler les mauvaises nouvelles.

 

Déjà, en 2003, la première élection présidentielle s'était soldée par une victoire du candidat Kagame avec 95 % des voix, suscitant des protestations. Sa réélection l'an dernier, avec 93 % des suffrages, a provoqué un véritable malaise. La campagne s'est déroulée dans une atmosphère délétère. La principale opposante, Victoire Ingabire, une Hutue, avait été empêchée de quitter le pays, puis arrêtée. Elle est actuellement jugée pour «complicité de terrorisme».

 

Manque de liberté politique

 

«Ce scrutin est le vrai échec du régime», souligne un spécialiste. Les États-Unis, l'un des grands soutiens du Rwanda, se contentent de sèchement «prendre note» du résultat. En juillet dernier, un rapport publié par Africom, le commandement militaire américain pour l'Afrique, s'inquiète du manque de liberté politique qui pourrait pousser certains opposants vers la radicalisation.

 

Pour Kagame, ces critiques de moins en moins voilées venues de l'extérieur s'ajoutent aux tensions internes. Ces dernières années plusieurs vieux compagnons d'armes, en désaccord sur le partage du pouvoir, ont fait défection. Des figures de premier plan comme l'ancien chef de cabinet de Kagame, Théogène Rudasingwa, l'ex-tête des renseignements militaires, Patrick Karegeya ou le chef d'état-major général, Faustin Kayumba Nyamwasa, viennent de créer un parti d'opposition depuis leur exil.

 

Face à la menace, le pouvoir rwandais a très vivement réagi. Officiellement certes, l'entourage de Paul Kagame assure traiter par le mépris ces dissidents et assure, sans convaincre, n'être pour rien dans la tentative d'assassinat du général Nyamwasa en Afrique du Sud. Pour l'universitaire André Guichaoua, «Paul Kagame est aujourd'hui sans aucun doute très isolé au sein même du pouvoir, mais aussi à l'extérieur».

 

Tanguy Berthemet

 

Commentaires : 27
  • #27

    à Gitifu (mardi, 13 septembre 2011 00:10)

    Gitindi gitifu, wumvise neza se 17, 19 na 20 ? Ndakurenganya ariko, niba uri muri za nkomamashyi "Bushombe" yita gitifu, ntacyo wakwiyumvira ! Ariko hari aho ufite ukuri : Kagame afite ikimugenza, kandi twese turakizi. Gusa yaratinze, kandi agaciro atazahabwa n'abanyarwanda yicisha inzara, akabasenyeraho amazu - harya ngo ni ukugirango ahumeke ? ahaaaaaa !- ako gaciro rero ntazagahabwa n'abazungu ! Ese ko kuki atagiye mu nshuti ze z'abongereza n'abanyamerika ? Rahira ko akanyu katashobotse!!!

  • #26

    @21 (lundi, 12 septembre 2011 08:32)

    Hahaha, cyangwa sha uri muri ba barundi baje gutiza umurindi bene wabo bo mu Rwanda? Aho wowe ntacyo wishinja ra? Aho wowe nta batutsi watemaguye sha?
    Uriya we se wita intore uzi ari inde? uzi se niba umurusha kumenya indimi?
    Cyakora uwareba uko wandika n'urwawe nabi, yakwemeza ko n'izindi uzi utazizi neza. Ndabeshya?

  • #25

    Mutimamucye (lundi, 12 septembre 2011 01:38)

    Ubanza Kagame atanacyumva abapfumu be cyangwa nabo baramurungurutse none baramwohera. Kuba yaje kubyina intsinzi i Paris n'intorahamwe ari le 11 septembre, abanyamerika barabibonamo agasuzuguro k'izo nzirakarengane. Ni kimwe n'uko asuzugura abo yagiye kwanika ku Gisozi kandi ari we wabishe ahanini! Yewe abanyamerika n'abongereza bagukoze comme robot, vont couper le courant, bagutanze, kandi nta ntsinzi aho wajya hose.

  • #24

    UKURI KUBISI (lundi, 12 septembre 2011 00:01)

    UN TERRORISTE A PARIS LE 11 SEPTEMBRE 2011 !!!!

    Ce n' est vraiment pas par pure coincidence que Sarkozy a invite le terroriste Paul KAGAME a cette date bien precise!!!!!!!
    Ni gute Sarkozy yatumiye Kagame kuzindukira u Bufaransa kuli iriya taliki ya 11 /09 bizwi neza ko aribwo ishyano ryagwiririye USA ubwo Al-Queda ya Bin Laden yakoze ishyano nka ririya, maze Kagame akabyemera ????? Mu gihe isi yose iri mu cyunamo,Kagame we yahisemo kwemera kuza muli France aho gufatanya n'abandi ku isi yose kwibika inzirakarengane zahatikiriye !!!!

    Kuba Sarkozy yaramutumiye kuli iriya taliki nawe akayemera, ni uko KAGAME nawe Sarkozy amufata nk'umu-terroriste wahanuye indege yari ilimo ba Prezida HABYARIMANA na NTARYAMIRA. Ibisa koko ngo birasabirana, kuko ali Bin Laden na Kagame nta tandukanyirizo !!!! Aho gufata abandi mu mugongo, KAGAME we yahisemo kwidegembya, kunywa no kubyinana n'intore ze mu Bufaransa!!!!

    Gusa nimumureke tuzaba tureba ibizakulikira ruliya ruzinduko, kuko mwene Ruguigana aba byose yarabishyize ku murongo: kwemera ukamutuka, ukamusebya k'umugaragaro, ukamwandarika akemera akicisha ubugufi, ariko ngo NTAGO UBA UZI ICYO ASINZIRANYE, URABADUKA UGASANGA YAKUGOSE AKAGUTURA HASI WOWE UKIBWIRA KO ARI RAFIKI YAKO !!!!!!! NA Bagbo, Ben Ali, Mubarak ndetse na KADAFI ntibari bazi mwene RUGIGANA uwo ariwe ubu baramumenye kabisa!!!!!! Ibyo kandi ntibyababuzaga gutembera iyo mu burayi ndetse no muli Maison Blanche igihe bashakiraga, kandi ntibahwemaga kuvuga ko abaturage (banegihugu) babo babakundaga kandi bakanabatora 100 %.

    Urabe wumva bwenge bucye wigize umuterroriste P.Kagame !!!!!!!

  • #23

    Mupende (dimanche, 11 septembre 2011 23:44)


    Burya ngo ujya kwica ubukombe arabwagaza! Ubanza mukeka ariko ko abazungu mubarusha ubugome n'inzika! Sha, urwango n'inzika bafitiye Kagame ruteye ubwoba. Ahubwo ararye ari menge! Umunsi bashatse kumuritura bazabinyuza ku munyamerika maze inzogera yirenge! Sinibereye hano!

  • #22

    Ijambo rya Kagame Paris (dimanche, 11 septembre 2011 23:39)

    Kagame yatunguranye mwijambo aho wumvaga ko yibasiye abongereza nabahorandi avuga ko bamuguriye ishati nyuma bakajya bamubwira ko yayanduje kandi ishati abongereza nabahorandi bambaye zanduye kurusha iyo bamuguriye. ubwishongozi bwiyi ngirwa Perezida yinjiji mubyitege ikizakurikira. Ubundi yongeye gushimangira uruhare rwe mu gushwanyaguza igihugu ngo "Imana yamuhaye abaturage arangije arabica" aha yavuze ukuri Abatutsi ba Bigongwe na Bugesera yishe, Imfura zacu zinkotanyi yirengeje, Abahutu bya Byumba, Kigali, Kibeho Impunzi nabandi baguye hirya no hino. Abanyekongo. yewe akamu kari muri sale twarimo byagaragara ko ari urubyiruko rwaguriwe ruhambwa amaeuro kugirango rujye rukoma amashyi nta nikintu kizima avuze. byasaga nko kwikinisha. kubatabashije kuhagera niko njye nabibonye. abitabiriye bageraga nko ku 1000 ariko babeshye nko barenga 3500 ntabwo bsihoboka k=ukurikije intebe zarimo nizindi bashyizemo nyuma

  • #21

    Burundiano (dimanche, 11 septembre 2011 23:04)

    @#18
    Hanyuma se ikinyarwanda kimarire iki ko ntari umunya rwanda,ndi umurundi kandi ico womenya co ntabwo mvuga ururimi rumwe nkimbwa kuko sindi intore ntindi nkawe(R.I.P ntores)

  • #20

    Philippe Bernard (dimanche, 11 septembre 2011 22:33)

    Les retrouvailles calculées de Kigali et de Paris

    http://www.veritasinfo.fr/article-les-retrouvailles-calculees-de-kigali-et-de-paris-83943634.html

    Dix-sept ans après le génocide qui fit 800 000 morts, le président du Rwanda, Paul Kagamé, dont le régime accuse la France d'avoir " participé à l'exécution" des massacres de 1994, effectue sa première visite d'Etat à Paris, du dimanche 11 au mardi 13 septembre. Controversé, ce voyage clôt symboliquement la démarche de réconciliation entreprise par le président Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner lorsque ce dernier était ministre des affaires étrangères.

    Le paradoxe est que cette réconciliation formelle intervient à contretemps, alors que le caractère autoritaire de l'exercice du pouvoir par M. Kagamé - réélu en 2010 avec 93 % des voix - et la manière dont il instrumentalise la mémoire du génocide pour étouffer toute contestation sont de plus en plus critiqués, y compris par ses alliés les plus proches, les Britanniques et les Américains.

    Depuis 2008, le général Lafourcade est menacé de poursuites judiciaires au Rwanda, comme 20 officiers et 13 responsables politiques français, dont l'actuel ministre des affaires étrangères, Alain Juppé. A l'époque du génocide, M. Juppé occupait déjà ces fonctions et a défendu l'"opération humanitaire" Turquoise. Opportunément, M. Juppé voyagera en Australie et en Chine pendant que M. Kagamé séjournera à Paris. En mai, le président rwandais, répondant àJeune Afrique, qui lui demandait si M. Juppé "serait le bienvenu au Rwanda", avait répondu sèchement : "Pas à ma connaissance." "Cela tombe bien, je n'avais aucunement l'idée de m'y rendre, ni de serrer la main de Kagamé", avait répliqué le ministre français.

    Aujourd'hui, alors que Paul Kagamé s'apprête à être reçu à l'Elysée, l'exécutif cherche à minimiser la portée de ces piques très peu diplomatiques. "Nous n'avons aucune arrière-pensée, dit-on dans l'entourage de M. Juppé. Nous sommes dans la perspective de la reconstruction d'une relation." "Alors que le Royaume-Uni et les Etats-unis envisagent déjà l'après-Kagamé, ce dernier, en position difficile, vient chercher à Paris une autre consécration, analyse l'universitaire André Guichaoua. Il pense la trouver en France auprès d'un président lui-même affaibli, et donc pas très exigeant." Nicolas Sarkozy, lui, cherche à redonner à la France l'influence qu'elle a perdue depuis 1994 dans la région des Grands Lacs. Une zone à la fois stratégique, en matière de ressources minières, et inquiétante, en raison de l'instabilité qui perdure dans l'immense République démocratique du Congo (RDC).

    Or le petit Rwanda, qui est souvent intervenu en RDC, détient les clés de la paix - ou de la guerre - dans ce pays. Si, à Paris, on affirme "ne pas sentir clairement ce que les Rwandais attendent de nous", la démarche du président français, elle, est claire : reprendre pied au Rwanda, comme il a cherché à le faire en Côte d'Ivoire ou en Libye. En feignant d'oublier que depuis 1994, les atrocités vécues, les questions jamais éclaircies et le poids pour certains de la culpabilité font du Rwanda une lancinante passion française.

    Philippe Bernard

  • #19

    Figo (dimanche, 11 septembre 2011 22:16)


    Kagamé fait monter la tension à Paris
    La première visite du président rwandais en France déchaîne les passions et les critiques d'une coalition hétéroclite, aux discours parfois ambigus.

    http://www.veritasinfo.fr/article-kagame-fait-monter-la-tension-a-paris-83986124.html

    En 2009, le magazine américain Time le classait parmi les 100 leaders de l’année, vantant la réussite de sa politique économique et sa stature de Chef d’Etat. Un an plus tard, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, refusait de le rencontrer à Madrid, sous la pression d’ONG locales qui l’accusent d’avoir du sang sur les mains. Deux exemples qui montrent l’extrême ambivalence des réactions que suscitent le président rwandais, Paul Kagamé, arrivé au pouvoir en 1994 après avoir fait fuir hors du pays, le gouvernement qui a orchestré le génocide des Tutsi.
    Sa première visite officielle en France, les 12 et 13 septembre 2011, doit en principe sceller la réconciliation entre Paris et Kigali, après quinze ans de brouilles et de tensions récurrentes. Malgré un programme plutôt discret (un déjeuner à l’Elysée avec Nicolas Sarkozy, mais pas de conférence de presse commune) et centré sur la reprise de la coopération économique (un petit-déjeuner avec le Medef, le patronat français), l’arrivée de Kagamé à Paris déchaîne les passions, jusqu’en Belgique.
    Les détracteurs du président rwandais ont multiplié les forums et les appels à manifester sur le web. Des appels, relayés sur des sites à la réputation parfois douteuse, où l’on s’oppose aussi bien à la venue de Kagamé qu’à l’islam en France. Sur YouTube, des ressortissants congolais ont posté un document Vidéo où l’on voit défiler des hommes et des femmes recouverts de peinture rouge, exprimant leur hostilité à cette visite. L’un des protagonistes de ce petit film n’hésite pas à passer son pouce sur sa gorge, en prononçant le nom de Kagamé. Si le but de la visite était de tourner la page sombre du passé, c’est raté. Car les voix qui s’expriment avec le plus de virulence concentrent leurs attaques sur la guerre en République démocratique du Congo mais aussi sur… le génocide des Tutsi en 1994.
    Des tensions à peine voilées

    Ainsi, un ancien conseiller de l'ancien Premier ministre français Edouard Balladur (en 1994 et 1995) n’hésite pas dans une tribune publiée par l’hebdomadaire Marianne à comparer Paul Kagamé à Hitler, avant de nier de manière appuyée le génocide de 1994, reprenant la thèse défendue par les extrémistes hutu «d’une colère spontanée de la population». Des propos ouvertement négationnistes, d’autant plus inquiétants quand on se rappelle que Balladur était le Premier ministre du gouvernement de cohabitation au moment du génocide. Est-ce qu’il partageait les opinions de son conseiller aux affaires régionales et d’outre-mer?
    Il est vrai que les signes de tension sont perceptibles même au sein de l’équipe gouvernementale. Sans faire de commentaires, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a opportunément programmé un voyage en Océanie (difficile de faire plus loin), évitant ainsi de participer au déjeuner prévu le 12 septembre avec Paul Kagamé. Lequel a plusieurs fois ouvertement regretté le retour au Quai d’Orsay de celui qui occupait déjà ces fonctions au moment du génocide. Quand Paris soutenait les forces armées rwandaises et se singularisait en acceptant de recevoir les ministres d’un gouvernement impliqué dans les massacres alors en cours. Mis en cause en 2008 par un rapport d’enquête rwandais qui l’accuse de «complicité de génocide», Alain Juppé a toujours défendu farouchement le rôle de la France au Rwanda.
    Ce n’est pas le cas de tous ses subordonnés: Laurent Contini nommé ambassadeur de France au Rwanda en 2010, au moment du réchauffement entre les deux pays, n’avait pas hésité à aborder ouvertement la question des responsabilités françaises.

    Maria Malagardis (slateafrique)

  • #18

    @burundino (dimanche, 11 septembre 2011 22:12)

    Ndi wowe rero nabanza nkiga ikinyarwanda nkabona kujya nandika ubutumwa bwumvikana kuri uru rubuga... Kuko ibyo wandika ntago tubisobanukirwa.

  • #17

    Vede (dimanche, 11 septembre 2011 21:12)

    Des députés UMP interpellent Nicolas Sarkozy avant la visite du président du Rwanda Paul Kagame

    http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Des-deputes-UMP-interpellent-Nicolas-Sarkozy-avant-la-visite-du-president-du-Rwanda-Paul-Kagame-_NG_-2011-09-10-709644


    Dix-huit députés, en grande majorité de l’UMP, viennent d’interpeller par courrier Nicolas Sarkozy sur ses relations avec Paul Kagame, le président du Rwanda, qui sera en France du dimanche 11 au mardi 13 septembre pour une « visite de réconciliation ». Dans cette missive dont La Croix a eu connaissance et rédigée à l’initiative de Michel Voisin, député UMP de l’Ain et vice-président de la Commission défense de l’Assemblée nationale, les signataires dénoncent les « accusations » régulièrement portées « à tort » par Paul Kagame « concernant la participation active de l’armée française au génocide rwandais ».

    En cause, l’opération Turquoise, menée par 2 500 soldats français et 500 soldats envoyés par sept pays d’Afrique, du 22 juin au 21 août 1994. Alors qu’un génocide se poursuivait au Rwanda, tuant des centaines de milliers de Tutsis et de Hutus modérés, et alors que les forces du Front patriotique rwandais (FPR) dirigées par Paul Kagame menaient une offensive qui allait les conduire à la victoire, l’opération Turquoise eut pour but de protéger les populations civiles, selon le mandat de la résolution 929 du conseil de sécurité de l’ONU.

    Soulignant « le professionnalisme et l’investissement sur le plan humain de notre armée » dans ces circonstances tragiques, les 18 députés souhaitent que, durant sa visite, Paul Kagame « non seulement cesse » ces attaques, mais aussi « reconnaisse le rôle positif que ces militaires ont joué ». Mercredi 7 septembre, en marge d’un déjeuner à l’Élysée avec les parlementaires de droite, Nicolas Sarkozy avait laissé entendre que tous les sujets pourront être abordés lors des discussions entre les deux chefs de l’État.

    Ont signé la lettre pour l’UMP : Patrick Beaudouin (Val-de-Marne), Jean-Louis Bernard (Loiret), Claude Bodin (Val-d’Oise), Jean-Claude Bouchet (Vaucluse), Patrice Calméjane (Seine-Saint-Denis), Bernard Carayon (Tarn), Jean-Pierre Decool (Nord), Nicolas Dhuicq (Aube), Christophe Guilloteau (Rhône), Françoise Hostalier (Nord), Lionel Luca (Alpes-Maritimes), Georges Mothron (Val-d’Oise), Alain Moyne-Bressand (Isère), Christian Vanneste (Nord), Michel Voisin (Ain) ; pour le Nouveau centre : Pascal Brindeau (Loir-et-Cher), Francis Hillmeyer (Haut-Rhin) ; pour la gauche : Gérard Charasse (Allier, apparenté socialiste-républicain-citoyen).

    ANTOINE FOUCHET

  • #16

    Gitifu (dimanche, 11 septembre 2011 20:47)

    Iyi huku y'umukara ngo ni Ukuri Kubisi aravunwa n'iki? Umuntu yakira undi uko abishaka. Buriya ni wowe wabonye ko nta tapis rouge ihari. Kagame afite ikimugenza naho ibyo akandagiraho simpamya ko abiha agaciro, nkako wowe ubiha. Mwari muzi ko atazaza none yahageze. Murabigenza mute? Buriya abazungu barareba ibyo mwigira bati; turiya duhuku tw'imikara turi mumaki?

  • #15

    Burundiano (dimanche, 11 septembre 2011 20:46)

    hahhhhhh wesha @14
    ubwobubeshi bwawe ubona bushingiyekuki...ese abazungu bariko bamwiruka inyuma wababonyehe cangwa niwewe wariko umwiruka inyuma wantore we witesha agaciro ugira inyuma ya kagame agusurira imisuzi ivuye muri yamazirantoki yiriza mukanwa ke.nabado ntimurabona tegereza gato...ubu twipanze abarundi abanyarwnda abacingo abatanzania abaganda twamane uwomwicanyi kagame....

  • #14

    #13 (dimanche, 11 septembre 2011 20:27)

    Hahahaha! Niko Ukuri kubisi we, ubwo ufite imyaka ingahe koko? Umuntu usoma comment yawe arimo aribaza uko utakirwiyambitse n'impumu nyinshi!!!
    Kweli kuba Kagame Pahulo batamwakiriye na Tapis rouge bijye aho bikubuze amahoro?
    Erega nturwiyambitse uje kwandika post nk'iyi, umutima wongereye umuvuduko kubera impumu n'umwaga reka ntiwareba.
    Ubwo urihora iki ko umutima wawe uwugirira nabi kurushaho utaretse n'imitsi iwuyoboramo amaraso?
    On en a rien A foutre mon cher, kandi niba ushaka kureba icyubahiro bazamuha tegereza ejo aho azasangira na Sarkozu uzarebe ko bataziva inyuma, Cyangwa se niba wumva utazageza ejo kubera ubwira usa nk'ufite, kanda kuri www.igihe.com urebe aho abazungu bari kwiruka inyuma ye barengera securite ye...
    Ibi byose ariko ntago bituma njye nawe turi burye cg ngo tuburare, so take it easy.
    Ushire impumu kabisa hato utagira ibibazo muvandimwe uzira ubusa.

  • #13

    UKURI KUBISI (dimanche, 11 septembre 2011 19:27)

    Pas de tapis rouge pour le criminel Paul KAGAME !!!!
    Akiva mu ndege ku kibuga cya Roissy Charles de Gaulles, Kagome nta tapis rouge bamuramburiye nkuko yabikoreye Sarkozy !!!!
    Yakiriwe n'agasuzuguro kenshi bamuhungishiriza muli Pavillon aho ayakiriwe na Ministre des Francais de l'etranger witwa Didier Douillet !!!! Nacyo ni ikimwaro kuli KAGAME kubona yakirwa n'umu ministre udafite agciro gakomeye aho kwakirwa na mugenzi we SARKOZY !!!! Birumvikana ko nta n'indirimbo zubahiriza ibihugu byombi zaririmbwe !!!! Mbega guseba kwa Kagame ni uko kwatangiye !!!!!

    Gusaba uwo wimye koko ni ikimwaro gikabije !!!! Ikangata rye n'intore ze ni icyuka gusa !!!! Nawe se, Sarkozy nta mwakiriye ku kibuga k'indege, Alain Juppe ati sinshaka no kubona iyo huku(injangwe) y'umukara(umwirabura) y'inyicanyi ngo itamusiga amaraso,Prezida wa Senat Larcher ati sinshobora kwakira no kubonana na un criminel RUKARABANKABA, ako si agasuzuguro kabisa??? Kagame rero natone ntacyo arabona !!! Yari azi ko agiye ngo"kwihesha agaciro" kandi ahubwo yaragiye "kwitesha agaciro" asuzugulika kuriya!!!!! Cyokora ngo uyu mugoroba arapfa kumwaragurikira ngo imbere y'icyo bita "diaspora" rwandaise igizwe n'inkomamashyi nayo yaguririwe kugira ngo ibashe kuhagera!!!!! Harahagazwe wampaye inka !!!! Nahame hamwe rero ikimwaro n'induru bazimuvugirize dore ko ariwe wigize BIHEHE ihekura abanyarwanda !!!! Puuuuuuuuuuu!

  • #12

    Biragutonda koko ! (dimanche, 11 septembre 2011 18:14)

    Niko Byagutonda we, usigaye urota izuba riva? Kanguka bwakeye! Niko, utagira isoni we ntamwara? Sinakurenganya ariko, bene ibitekerezo nk'ibyawe mwari mukwiye gufata inkoni mukajya kuragira inka za Kagame mu Mutara, nibura muri iyi minsi mike asigaranye! Ushobora kuba wibwira Kagame wawe yatera Ubufaransa n'urutaro! na twa tudege yibye abanyarwanda tuzi aho aduhisha, mu minsi mike araba yinginga imisozi ngo imumire, noyi iti "ashwi da"!
    Pour info : U Rwanda ni urw"abahutu, abatutsi, abatwa n'abanyamahanga bahawe ubwenegihugu ! Na Kagame wawe iyo akubeshya ko ashobora kurubanamo n'agatsiko k'abatutsi bamwe, aba azi neza ko bidashoka!

  • #11

    miseke (dimanche, 11 septembre 2011 16:42)

    abatarahagera mwihute dore adresse
    EUROSITES LES DOCKS DE PARIS, 50 Avenue du Président Wilson, 93200 SAINT DENYS LA PLAINE( tél 0155934420).

  • #10

    Muja- wa-Mariya (dimanche, 11 septembre 2011 16:18)

    Ariko mwaretse buri wese agakora akazi ke? Nimureke Sarko akore akazi ke, nimureke Juppé akore akazi ashinzwe, hanyuma mureke na Kagame akore akazi ashinzwe. Mwebwe namwe nimujye mumirimo yanyu. Ibyo nimubikora uko mbibasabye, urusaku rurashira.

  • #9

    Byagatonda (dimanche, 11 septembre 2011 16:16)

    Ce Kagame est intelligent et redoutable, il a mis les français par terre. Baramupfukamira baramurata baramutakambira niwe ugiye kubakiza crise économique bafite kandi bazakomeza kumuhakwaho igihe cyose. Kumwica ntibabishobora bazineza ko nawe ashobora kugaba igitero simusiga agafata France yose nkuko yafashe Congo siyo nini? Azategeka narambirwa ahe umufasha we nawe azasimburwe na Kiomoro. Icyo gihe abahutu n'abatutsi batamushyigikiye bazaba barashize hasigaye abayoboke beza gusa. Nta muhutu uzongera kuyobora yaba akagali cyangwa se akarere. Nimutabyemera muzasange abandi aho bagiye muturekere ichi yetu.

  • #8

    muby'ukuri (dimanche, 11 septembre 2011 15:22)

    kuri #2, Alain JUPPE ntabwo yagiye kurorongotana, yagiye mu ruzinduko rw'akazi dore ko icyo muzi ari ugutukana gusa, naho gushinja ubufaransa Jenocide ni ikinyoma uretse ko cyo muri abambere ku isi, mukaba n'abambere mu kumena amaraso mu RWANDA; CONGO; mukaba mugeze n iburayi n'america mugenzwa n'ubwicanyi. Kagame abafaransa baramwereka ko igihugu cyabo ari igihangange ureke ibyo yirirwa yirata, iyo nyeshyamba y'injiji.

  • #7

    mia (dimanche, 11 septembre 2011 14:02)

    abo bagabo bose ngo ni sarkoziy,alain juppe kagame bose abareba mu bwonko hose habo,ibyo muvuga byose muribeshya cyane ariko se igihe mwahereye mumubuza kujyayo ubu byatanze iki ?uzi ko muri babavuzanduru gusa ngaho ngaho ngo ninama mumugira yo kutajya kwiyahura ahubwo umunsi azahava muzamenye ko mwe nkoramaraso muzahita mushyikirizwa ubucamanza kandi vuba naho kagame we mumureke utamuzi ntakindi azamenya.

  • #6

    mwiza (dimanche, 11 septembre 2011 13:28)

    kagame oyee kagame oyeee,kagame oyeee intwali yurwanda rwabanyarwanda kaze neza urisanga a paris.love you

  • #5

    #4 (dimanche, 11 septembre 2011 13:03)

    Buhumyi we, azaniyongeza n'indi manda maze ishyari nirikwica uziyahure.

  • #4

    Bushishozi ! (dimanche, 11 septembre 2011 12:37)

    Alain Juppé est plus intelligent que Sarkozy, uriya mukino bari gukina barawuzi cyane, Kagame w'umuswa agapfa kwiroha mu kibuga ngo ari KWIHESHA AGACIRO! Kadafi yamutanze kujya i Paris kwihesha agaciro, asinya za kontaro reka ntiwareba, umwaka ubaye utarashira ubu se ari he ?

    kagame na we akoze urugendo rwe rwa nyuma mu mahanga! Muzanyomoze nimubona amaze undi mwaka akiriho !

  • #3

    nzinzi (dimanche, 11 septembre 2011 12:24)

    nafatwe acirwe urubanza, erega ubwo yigemuye. nibamwohereze i lahe. uwo ntawe azababaza nagende rwiza.

  • #2

    CDR (dimanche, 11 septembre 2011 12:11)

    Ngo Alain Juppé yagiye kurongotana mu ngendo zitari ziteganyijwe ngo atabona na Kagame? Ubwo se ni ubugabo? Umugabo uva murugo rwe aakrusigira uwo yanga ni ubutwari? Niyihangane. Naho ibyemezo byo ntabyo ashobye gufatira Kagame uyu munsi. Kagame se ayobewe ko bamwanga? Ntiyaciyeyo se bakamufunga nyuma bakamurekura batabishaka. Ku bwa Juppé bwo Kagame aba yaraphuye cg ahunze ntekerza ko abirota burigihe. Kuvuga ko bagize uruhare muri génocide nabo ntibabihakana, kandi Kagame agiye yo Sarkozy yaraje mbere.

  • #1

    Kagame : Dégage! (dimanche, 11 septembre 2011 10:47)

    Kagame, assassin ! Kagame =génocidaire. Kagame = fossoyeur du peuple rwandais !